Festival «Rencontres Toucouleurs » 
A la rencontre des Arts et des Territoires


Le contexte

La 10ème édition des « Rencontres Toucouleurs » en 2009 fut une véritable réussite, tant d’un point de vue mathématique avec plus de 10000 personnes que sur la participation musclée des acteurs associatifs avec 29 structures mobilisées qu’enfin sur l’inscription d’un défi relevé.

C’est un succès doublement mérité pour Dell’Arte et ses trois salariés qui font de l’insertion sociale et professionnelle toute l’année et qui gèrent un budget pour le festival qui ferait pâlir plus d’un organisateur…

Mais au-delà du simple constat mathématique, la réussite du festival, qui se justifie tant par l’engouement des spectateurs que par leur mobilisation, démontre que la circulation des publics dans les quartiers est possible, et enfin que l’espoir d’une structuration des territoires et d’un dépassement des préjugés réside dans l’organisation et le renouvellement de telles rencontres.

Face à la conjoncture sociale actuelle, la culture subsiste comme l’antidote le plus efficace contre le virus de l’indifférence et de l’exclusion.

Les « Rencontres Toucouleurs » en sont la preuve. Gageons maintenant qu’elles rentrent enfin dans la cour des grands et qu’elles s’imposent désormais comme un évènement majeur de la scène culturelle toulousaine avec des moyens décents.

Pourquoi sur les quartiers ?

La ville de Toulouse est la commune qui connaît l’une des ségrégations territoriales les plus marquées de France, alors qu’elle est dans le même temps, un lieu privilégié de brassage des cultures.

Cette richesse culturelle, si elle est vécue au quotidien par les toulousains, n’est quasiment pas partagée.

Ce constat, nous le subissons sur les quartiers depuis des années. C’est bien pour cela que nous avons fait le choix de nous y impliquer activement afin de tenter de modifier cette situation.

Car contrairement aux clichés, nous considérons que les quartiers « populaires » sont des « mines » de richesses culturelles et interculturelles, des laboratoires sociaux qui ont une bonne longueur d’avance sur l’ensemble de la société, et que nous avons tout intérêt à en tirer les leçons pour construire un réel « vivre ensemble » et non un « vivre à côté ».

Aussi pour nous, l’enjeu de la Culture, dans ce contexte de fracture urbaine, est bien de renforcer la cohésion sociale des territoires afin de « revitaliser les liens entre le centre ville et les quartiers ».

Pour autant, nous n’avons pas la prétention de penser qu’un évènement culturel va régler l’ensemble des problèmes des populations (chômage, précarisation, échec scolaire…)

Par contre, nous sommes convaincus que le culturel et l’artistique peuvent encore contribuer à limiter, voire réduire la fracture sociale.

C’est pour tout cela que nous continuons de défendre une place indispensable et importante pour les évènements culturels sur les quartiers.

Pour autant, cette place est bien difficile à tenir puisqu’il ne reste plus qu’un festival sur les quartiers ! Et avec quels moyens ?  

Alors quid des évènements sur les quartiers et d’une manière plus générale, de la culture sur les quartiers ?

Nous pensons qu’il est urgent de modifier ce paysage culturel en renforçant la dynamique d’évènements sur les quartiers autrement qu’en simple « lot de consolation ».

C’est pourquoi, pour 2009, pour les 10 ans de Toucouleurs, nous osons croire encore aux changements possibles et nous proposons un projet ambitieux partagé avec bon nombre d’autres partenaires culturels.

Autour d’une programmation de qualité et d’un renforcement des ateliers artistiques ouverts au plus grand nombre ; Le tout dans une ambiance conviviale, festive et de partage afin de favoriser la connaissance et la reconnaissance mutuelle de chacun, par une modification des représentations sociales afin de faire émerger un sentiment d’appartenance à une même communauté.  

Notre expérience particulière et originale par l’organisation de manifestations culturelles sur les quartiers depuis plus de 11 ans, et notamment des « Rencontres Toucouleurs », nous permet d’être force de proposition pour créer des espaces de rencontres grâce au langage universel qu’est la musique, en particulier, et les arts en général, afin de mettre en lumière des facettes de l’immigration trop souvent ignorées ou reléguées au registre du folklore.

Enfin cette proposition vient concrétiser en partie les grandes orientations de la ville quant au renforcement des liens entre le centre et les quartiers, par le dialogue interculturel et par le développement d’une nouvelle dynamique urbaine.

Jusque là, le festival « Toucouleurs » a toujours été considéré comme un évènement « mineur », relégué au fin fond de la scène culturelle du territoire.

Misons aujourd’hui, sur une nouvelle dynamique et 10 ans d’âge pour qu’il soit enfin reconnu « majeur »  et acteur dans  la structuration du territoire.

« Les arts ne connaissent pas de frontières,
ils rassemblent et se partagent avec tous »

Un avant goût de la programmation 2010 :

«  Escale Agglo’ » : Toute l’année 2010

Concerts délocalisés et ateliers artistiques avec les communes de la Communauté Urbaine.

Accueil de circassiens guinéens « Tina Fan » en résidence sur les communes de l’agglomération. Partenariat avec Toulouse en Piste, Caravane de Cirque, Musiques Métisses d’Angoulême, Africa’Muret, Africajarc…

Soutien et accompagnement des artistes émergents, programmation ensuite sur Toucouleurs.

 

« Escale Reportages, Traces » : De janvier à juin

Mise en place d’un projet « Portraits de Quartiers » avec les habitants et Terres Nomades en lien avec le projet de Journal de Quartier avec Diapason.

Présence d’un espace cinéma pendant le festival avec les « Ecrans Panafricains » organisé par Terres Nomades.

 

« Espace Eco-Citoyens » : De janvier à juin

Mise en place de « Brigades Vertes » avec les habitants et Desbals Services afin de sensibiliser la population au tri-sélectif, aux déchets et à la protection de l’environnement.
Formation sur Eco-Festival pour les organisateurs.


« Escale Cirque  » : Toute l’année 2010

Mise en place d’ateliers cirque pour les jeunes publics des quartiers dans les locaux de la Grainerie pendant les vacances scolaires de février et de Pâques.

« Escale Cirque Africains » : Mai/juin

Accueil en résidence des circassiens guinéens à la Grainerie. Ateliers communs avec les circassiens de la Grainerie, interventions sur l’Agglo et présence partagée lors du festival.

"Escale Arts Plastiques" : Juin

Continuité du travail engagé en juin dernier, par une reconduction d'ateliers pendant un mois à Mix'Art Myrys, ouvert à tous les habitants.
Valorisation ensuite sur le site du festival par une présence d'ateliers d'artistes : aménagement et transformation du site avec les habitants.

"Escale Cultures Urbaines" Jardins de Faourette
le jeudi 24 juin avec le Centre des Arts Urbains

Plateau artistique (en cours d'élaboration)

"Escale Diver'Cité" : Jardins de la Faourette
vendredi 25 juin

Plateau artistique composé d'un groupe d'artistes local, un groupe national et un groupe international (en cours d'élaboration)

«Escale Diver’Cité au féminin » : Jardins de la Faourette
samedi 26 juin

 Plateau d’artiste composé d’un groupe local ; un groupe national et un groupe international (en cours d’élaboration)

 

«Escale Partage, Village Solidaire » : Jardins de la Faourette

Vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 juin
 

*      «  Espace Débats et Mémoire » avec Esma et le Tactikollectif : film, débats sous la tente caïdale.

 

*      « Espace Cirque » avec la Grainerie : Ateliers ouverts sur le quartier, rencontres avec les circassiens guinéens. Valorisation du travail mené en amont dans les ateliers artistiques.

 

*      « Espace Reportages, Traces » avec Terres Nomades et Diapason : Valorisation du projet « Portraits de Quartiers » réalisé en amont avec les habitants.

 

*       « Espace Arts Plastiques » avec Myx’Art Myrys : Aménagement et transformation du site avec les habitants. Présence des ateliers d’artistes pendant toute la durée du festival.

 

*      « Espace Eco-Citoyen » avec Desbals Services : Mise en place de brigades vertes avec les habitants pendant toute la durée du festival.

 

*      « Espace Cuisine du Monde » avec Diapason et les commerçants locaux : Réalisation d’un atelier d’insertion avec les habitants autour de la restauration.

 

*      « Espace Engagement Citoyen » avec les équipes éducatives : Mobilisation et accompagnement des jeunes sur la gestion des buvettes, des sandwicheries, du montage et démontage…

 

*      « Espace Foot et Insertion » avec Solidarité Jeunesse Internationale : Organisation d’un tournoi de foot mobilisant jeunes et moins jeunes. (Plus de 100 joueurs en 2009).

 

*      « Espace Insertion » avec la Fnars : Valorisation des structures IAE du territoire.

 

*      « Espace Graph’ » avec Mouvement Graphique : Atelier ouvert de pratique.

*      « Espace Enfants/Familles » avec Color’Ame, La Marelle, Ateliers du Scribe : Ateliers de masques, maquillages autour des cultures du monde ; jeux géants ; contes ; écriture….

 

*      « Espace Déambulation » : Groupes de fanfare, groupe pour enfants….

 

« Le soleil n’oublie pas un village parce qu’il est petit »